Pensées

La Gazelle en vrai

Com back improbable.

Et pourtant si souvent souhaité.

Ces derniers mois (oserais-je dire ces dernières années) ont été compliqués. Ils m’ont laissé le cœur en miettes, les pensées en vrac et l’âme attristée. Je n’en ai pas encore fini mais, maintenant j’encaisse lorsqu’avant, je tombais, trébuchais ou me couchais carrément.

Les épreuves que l’on traverse ne nous apprennent pas si l’on est forte. Elles nous enseignent sur notre capacité à nous relever, à changer, à encaisser ; elles nous disent si nous continuerons à vivre malgré tout. Elles nous disent si nous saurons vivre bien. Cette fameuse résilience

Elles nous renseignent sur notre vie. Nous sommes bien souvent spectateurs de nos vies. Quand la vie est un fleuve tranquille, beaucoup se réveillent et, regardant en arrière réalisent que le temps est passé… alors qu’ils sont passés dans le temps, sans en avoir pris conscience.

Quand la vie vous donne des coups, elle vous donne l’opportunité de réaliser l’importance du temps. On réalise qu’on ne veut pas laisser la tristesse occupe notre temps, qu’on ne veut pas être triste toujours. Les épreuves vous donnent l’occasion d’essayer de vivre vraiment votre vie.

J’ai intellectualisé toutes ces choses. Parfois, les écorchures sont un peu plus à vif et il faut alors accepter d’écouter sa peine, (pleurnicher… voir pleurer)

Ce retour semble triste alors que ce que je souhaite partager est mon désir de sourire, rire aussi facilement que je le faisais avant… il y a fort longtemps. Personne n’imagine à quel point cela me manque.. mes éclats de rires spontanés, ma démarche légère (oui, même, elle s’est alourdie)

Je ne cacherai pas, ici, que sans ma foi, je me serai laissée aller à plus de tristesse. Une certaine paix ne me quitte pas parce que je sais qu’il n’existe pas de hasard. Je sais que chaque chose arrive pour une raison précise, même si souvent, elle nous échappe.

J’espère qu’Il me donnera. Je sais qu’Il me donnera.

Les épreuves nous permettent de nous découvrir, mais aussi de découvrir les autres.

Je ne suis pas le genre de personnes à avoir 1000 amis, et 2000 copines – copains. J’en ai toujours eu peu. Je suis une vraie timide, qui a juste appris, avec l’âge, à donner le change. Je suis une personne sans aucune confiance en elle, qui s’étonne toujours lorsque des gens me donnent des marques d’affection (je me demande, alors, ce qu’ils peuvent bien apprécier chez moi).

J’ai donc pris mon téléphone et j’ai réalisé que j’avais 134 contacts enregistrés. J’ai cherché à savoir avec combien j’échangeais réellement. Qui demandait de mes nouvelles (genre pour vraiment prendre de mes nouvelles) ? Je me suis basée sur les 2 derniers mois (incluant le ramadan, durant les échanges se multiplient). Vous savez à combien j’en suis arrivée ? 20 !

Combien savent par où je suis passée et par où je passe ? 2… membres de ma famille.

Combien savent que j’éprouve quelques peines ? 8…. Combien en ont tenu compte ? 0

Je me moque bien d’avoir un répertoire rempli si c’est pour y trouver des gens dont j’ai oublié la voix ou qui ont pris 10 ans et 10 kg depuis que je les ai vu la dernière fois.

Je me moque d’être entourée de personnes qui ne peuvent me supporter que lorsque je les fais rire.

Si tu es triste, j’essuierai tes larmes.

Si tu es en colère, je te laisserai me crier dessus si cela peut te faire du bien.

Si tu souhaites parler, je t’écouterai.

Si tu veux te taire, je ne t’interrogerai pas.

Récemment, un ami m’a dit que j’étais bien trop exigeante avec moi-même et que j’avais cette exigence avec les autres. Peut-être…

Il m’a également dit (et ce n’est pas le seul) que je pouvais intimider, voir être crainte… J’en étais attristée. Je ne veux pas que l’on me craigne. Je veux que l’on m’aime. Après réflexion, je pense que ce qui effraie c’est ma capacité à tourner les talons sans retour (et ma langue acérée, je le concède).

Hier une amie m’a demandé comment j’allais… le genre de personne qui veut vraiment savoir. Je lui ai dit que j’allais bien parce que j’étais sereine mais qu’en même temps, je savais être à contre-courant de ce que tous les autres font. Je fais le vide autour de moi. Je m’éloigne même de celles et ceux qui ont été si proches, il y a peu. Je suis sereine, alors que, selon les codes sociaux, je devrais être attristée de créer un tel vide. Alors je me rappelle ce que m’a dit un thérapeute (et oui, j’ai suivi une thérapie, il y a quelques années), alors que je lui disais que j’avais l’impression de ne plus savoir où j’en étais, il m’a répondu : Il faut tout déconstruire pour permettre de se reconstruire.

Pourquoi est-ce que j’écris quelque chose d’aussi personnel ?

Je ne sais pas. Certainement pas pour me plaindre. Encore moins parce que je penserais avoir raison. J’ai appris que ce qui est valable à un moment donné, peut être tout autre à un autre moment. Tout est question de moment, de lieu et de circonstances.

Et même dans ce contexte, personne ne peut vous juger. Face aux mêmes épreuves, joies, circonstances, évènements, chacun réagira selon ce qu’il est, à ce moment précis.

Je sais que je me trouverai. Je sais que je rirai, encore, comme avant. Je sais que l’on m’aimera, plus sincèrement encore.

Si tu passes par des moments pénibles, espère, crois (en toi ou en Dieu, c’est toi qui vois), mais ne lâche pas.

L’important c’est de rester toujours debout. Et accepte de ployer, parfois.

La vie est belle. Le bonheur est partout. A chaque fois qu’il s’éloigne de moi, je pars à sa recherche, le rattrape, même pour des moments fugaces, furtifs, courts… même si je dois ramper pour le prendre. C’est certainement pour cette raison que je ne suis pas rassasiée, ou blasée des petits riens, des petites choses, des petits mots, des petits plaisirs et que je m’extasie sur ce que d’autres ne voient même pas.

Ps: j’ai écrit cet article d’un trait, sans vouloir rien y changer. Vous excuserez ce côte peut-être décousu

Ps 2 : sinon, j’ai pas mal cousu ces derniers temps, parce que la couture est le yoga de la Gazelle. Et que je vais vite revenir avec des petits partages et avis sur certains patrons.

Ps 3  : et je pense reprendre très vite les articles « cette semaine, j’ai aimé… » afin de partager les petites choses jolies du quotidien.

Ps4: Inutile de m’interroger sur ce qu’il s’est passé ou pas. Si je ne vous en ai pas parlé, c’est que je ne le voulais pas.

6 réflexions au sujet de « La Gazelle en vrai »

  1. Wow wow wow ma chérie!
    Quelle plume 🪶 vraiment !
    Bien que comme beaucoup de tes fololos j’imagine, j’étais à mille lieux de m’imaginer l’ampleur de cette tristesse et de ces épreuves!
    Je suis vraiment ravie de faire partie de ces amies de longue date et maintenant encore plus ravie qu’on ait toujours pu garder la même qualité d’échanges lorsqu’on se retrouvait aux différents stades de nos vies.
    Je t’aime ma sister!
    Encore plus qu’avant!

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  2. Même si tu partages des évènements qui ont (et qui sont peut-être) encore difficiles, cela est un plaisir de te lire. Profitons des petits bonheurs, ce sont eux qui nous font nous sentir vivants…

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