Couture

Pourquoi je couds? Pourquoi je blogue?

 

Photo by Olesia Buyar on Unsplash

Mars-elle, couturière, blogueuse et éditrice de tissus bios a lancé en début d’année le gang des couturières, des blogueuses qui ont décidé d’essayer de faire revivre le monde du blog couture, d’inciter les anciennes bloggeuses à redevenir actives, de continuer à partager en ligne leur créations et leur savoir-faire.

Face à cette envie paradoxale d’instantanéité, les blogs ferment, sont laissés à l’abandon. Je dis « paradoxale » car on n’a jamais autant entendu parler de slow-life, slow-food, etc… Et pourtant…

Même si je suis de celles qui scrollent le soir avant de se coucher, je vous avoue que j’apprécie et continue de lire pleins de blogs couture, nature, livres… et autres. Quand tu suis un blog depuis des années, tu as l’impression de prendre des nouvelles d’une copine (même si tu ne l’as jamais vu en vrai)

Pourquoi je couds

D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été attirée par les travaux d’aiguilles. Dans un de mes souvenirs les plus lointains, (je dois avoir une dizaine d’années), je suis en vacances au Maroc et j’observe mes tantes broder, tout en discutant. Évidemment je leur demande de m’apprendre et l’une d’elles m’enseignent l’art du tarz fassi, cette broderie, que dis-je cet art qui vous permet d’obtenir la même broderie des deux côtés du tissu. La couture est un métier traditionnel au Maroc. Dans ma famille, un oncle et une tante étaient couturier.

Je me souviens quelques années plus tard être fascinée par un pull tricoté par ma mère représentant une magnifique Minnie (je crois) et par des mocassins d’inspiration indienne avec des perles brodées.

Les années sont passées, sans que je ne fasse rien. A la naissance de mon fils, je m’adonne au point de croix sans relâche. Quelques années plus tard, je craque à la folie des bijoux en perles (il m’en reste encore des tonnes!). Je fais tout ceci presque en cachette; il y a 20 ans, cela n’était pas aussi tendance que maintenant que de jouer avec des aiguilles.

Un jour, je rencontre une femme, une vraie… de celle qui s’assume, jolie, au caractère trempé… et qui passe soirées et week-end devant sa machine à coudre.  Bam!

Je commande ma première machine et commence à coudre des tonnes d’accessoires ( trousses, sacs, pochons… ) aux finitions douteuses, au début. J’ai appris grâce aux tutos des bloggeuses, aux vidéos d’autres, aux pas-à-pas qu’elle prenait le temps de créer et que vous pouviez télécharger en pdf, aux livres que certaines ont pu éditer suite à leur succès sur le net.

Après mon installation à Strasbourg, je m’inscris à des cours de couture et là, je suis heureuse de pouvoir partager cette passion (et certaines difficultés et autres fails) avec des copines couturières. C’était également le moment entre femmes assez kiffant… tant pis pour le cliché (#àbasleféminisme) mais des fois souvent, nous étions en mode basse-cour.

J’ai mis un certain temps pour m’attaquer à la couture des vêtements. J’avais l’impression de ne pas être assez « bonne » pour le faire (coucou syndrome de l’imposteur!). J’ai commencé grâce aux patrons indépendants (#deeranddoe, merciiiii).

Je ne me suis jamais trouvée très créative. Même si je suis très classique, la couture de mes vêtements me permet de réaliser ce que je ne trouve pas dans le commerce. je veux de plus en plus des vêtements qui me ressemblent. Je ne me reconnais pas dans la mode: trop court, trop loose, des finitions négligées… Je n’aime pas les vêtements trop près du corps, ni les sacs à patate. Je n’aime pas l’ultra court, mais ne peut porter de l’ultra long qui balaie le sol. J’aime les mi-longueurs, les tissus agréables à porter, les finissions qui épatent une couturière aguerrie

Je n’ai pas de couturière, de brodeuse ou de tricoteuse dans mon entourage immédiat. Partager ici ce que je peux réaliser (quand j’en ai le temps) me donne l’impression de pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait » à des copines qui savent apprécier. Même si j’ai peu d’audience, en réalité.

La couture a un pouvoir curatif. Quand tu manques de confiance en toi, parvenir à réaliser une pièce que tu es fière de porter eh bien çà fait du bien à ton petit égo.

Je veux maitriser ma garde-robe. Vous le savez depuis des années, je vide, trie, vends, donne… Donc quand je couds c’est pour porter la pièce et non pour qu’elle finisse au fond de mon dressing. D’autant que je ne dispose que de peu de temps.

 

Pourquoi je blogue

Peu de temps, après m’être mise à la couture, j’ai décidé d’ouvrir un premier blog pour y partager les créations que j’avais réussi à réaliser grâce à la communauté de bloggeuses. Je traversai, à ce moment-là, également, une phase personnelle compliquée, qui allait durer (je ne le savais pas à ce moment-là). La couture et l’écriture ont été pour moi des échappatoires, quelque chose qui me rappelait qu’il y avait du beau dans les moindres petites choses et qu’il suffisait de détourner les yeux du triste vers le joyeux, le satisfaisant, le gratifiant.

Je blogue parce que j’aime écrire. Je ne sais pas si je suis agréable à lire; on m’a déjà dit que mon écriture était fluide mais j’ai aussi conscience de ne pas avoir la plume d’Amin Maalouf. Cependant, j’aime les mots et les jeux de mots (pourris, j’avoue). Écrire un article, même court, demande de la concentration, du temps: lire, se relire, corriger (et laisser quand même une faute par-ci par-là). J’aime ce moment que je prends hors du temps. Rédiger un article me permet de m’extraire du quotidien.

Je blogue parce que j’ai la prétention de croire que peut-être mon avis peut intéresser. Et parfois cela a été le cas.

Cependant, je reconnais que le blog était bien plus couture au début. Le mojo couture était un peu redescendu. Par manque de temps, de motivation et de force parfois, j’ai eu plus de mal à me mettre derrière la màc.

M’inscrivant dans une démarche de réduction de ma consommation de tout, de production à tout va, de vie plus raisonnée, je réfléchis beaucoup plus mes projets. J’ai passé tellement de temps à désencombrer ma garde-robe que je refuse de me laisser envahir non par des vêtements achetés mais par mes propres cousettes.

J’avoue que j’ai réalisé certaines cousettes (plutôt sympas en plus) que je n’ai pas encore pris le temps de partager ici.

Je prends plus de temps pour broder et tricoter. Mais j’ai également des idées ultra précises de ce que je vais coudre prochainement. Et j’espère que vous apprécierez.

Heureusement le gang est là désormais et va toutes nous rebooster.

Le gang des couturières est là. N’hésitez pas à aller faire un tour chez elles:

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