Minimilize me·Pensées

Ce que le minsgame challenge m’a appris

J’ai tellement de choses à dire…

Loin d’être la première à le faire (et j’espère bien pas la dernière), le Minsgame challenge de mars s’est achevé pour moi.

496 !!! 496 items sont sortis de ma vie.

Je lis, me documente, recherche des informations sur le minimalisme en tant qu’ « art de vivre » et bien des choses me tentent. J’aime cette idée, cette perspective de n’être entourée que de ce dont on a besoin, que ce que l’on aime vraiment pour tout simplement… vivre!

Je fais bien la différence entre minimalisme et désencombrement, même si l’un peut être l’aboutissement de l’autre, pour certains.. Je ne sais pas si j’arriverais à être minimaliste. Étonnement, le regard des autres par rapport à ce choix me perturbe. J’ai mené ma vie, je pense, jusqu’à maintenant, sans trop me soucier du qu’en dira-t-on…. mais je reconnais que lorsque je parle de mes challenges, de mes souhaits, de mes projets, je sens bien que cela étonne, titille, dérange, interroge.

Je pense que les gens ne comprennent pas que l’on puisse vouloir moins. Normalement, dans la société actuelle, (parlons clairement) plus tu grandis, plus tu empoches, plus tu achètes (voir t’endettes!).

Peu importe, je réponds parfois que nous sommes juste en avance sur notre époque, et que nous sommes de plus en plus nombreux…. une sorte de 5ème colonne 🙂

Je ne suis pas minimaliste, bien loin de là. Je ne me vois d’ailleurs pas vivre avec uniquement 100 possessions comme les plus extrêmes. Mais j’ai pris conscience de la surconsommation de tout: de biens matériels, de nourriture (de malbouffe, surtout?!), de médicaments, d’énergie (éteins la lumière quand tu quittes la pièce j’te dis!). Un intérieur, une garde-robe, une salle de bain minimalistes, des repas plus simples mais plus goûteux sont la conséquence de cette prise de conscience.

Alors, concrètement que vide-t-on? Principalement les « mais pourquoi j’ai encore çà? » et les « au cas où » (je te renvoie à mes bilans hebdomadaires). Je me suis fait peur toute seule en voyant la quantité d’échantillons que je possédais…. que j’ai mis en corrélation avec le nombre d’achats cosmétiques et autres que j’ai pu faire. C’est diiingue!!! J’ai toujours acheté et consommé, disons….pas mal. Je n’ai jamais eu qu’un seul fond de teint ou qu’un seul crayon. Et pourtant, je sais que j’avais déjà moins que pas mal de mes amies.

J’ai réalisé que j’avais toujours beaucoup acheté, au cours des dernières années… enfin depuis toujours.

qu’ai-je désencombré? clairement, de tout: des vêtements, des produits de soin, des bibelots, des livres, de la papeterie, des piles, du loisir… enfin un bon gros capharnaüm! Mais je n’ai pas tout mis; par exemple, j’ai vendu une paire de rollers que j’avais du utiliser 4 ou 5 fois maximum… Et il y a des choses qui sont allés directement rejoindre la poubelle sans passer par la case photo, comme des brosses à dents ou certains stylos.

Se pose alors la première question: pourquoi est-ce que j’achète autant, alors que, souvent, j’ai déjà et que ce que j’ai me convient?

* je me suis souvenue, parfois, des moments où j’avais acquis tel ou tel objet; souvent pour com-pen-ser!!! ( je n’apprend rien à celleux qui sont pas passés par là): une frustration, une mauvais journée, un chagrin…. jamais pour combler un besoin!

* par mimétisme, parce que tout le monde en a 1: siii… avant j’avais une tablette que j’ai donné, il y a quelques mois. Mon ordinateur me suffit. C’est également le cas du lisseur…je déteste ces trucs et n’ai pas la patience de m’occuper de mes cheveux mini mèches par mini mèches! et ce n’est pas le seul objet de ce type, que j’ai désencombré.

Ensuite, je me suis demandée pour quelles raisons j’avais conservé des choses que je n’utilisais pas?

* Souvent quand tu as acheté un article à un certain prix, et que tu te rends compte qu’il ne te sert pas, tu le gardes… en le donnant / vendant (à vil prix), tu as l’impression de te faire avoir une 2ème fois. En fait c’est tout le contraire. En le conservant, non seulement tu as sous les yeux l’objet de l’arnaque qui a fait de toi un pigeon, mais en plus il prend de la place, il occupe un espace dans tes placards mais aussi dans ta tête. On essaie de se persuader qu’on en fera bien quelque chose… Que nenni! Il faut le laisser partir, on en n’aura plus à s’en occuper….on s’allège!

*  Parce que mon  père m’a trop fait regardé Mac Gyver! J’ai gardé (je garde?) parce que je pense réparer, bricoler, trouver une seconde utilisation / vie, customiser…. bref faire des choses pour lesquelles je n’ai pas les compétences (souvent), ni le temps.

J’ai commencé à comprendre la différence fondamentale entre besoin et envie. Si je craque pour une envie, aujourd’hui, je n’essaie plus de me persuader ni personne d’autre autour de moi que c’est un besoin.

Et il y a un truc qui est quand même génial, c’est le fait de passer à l’action. Je réalise que je reporte trop souvent. Procastineuse, moi? Je l’avais évoqué en semaine 4, au sujet des lunettes que je ne porte plus et qui restait chez moi, en attendant…. en attendant quoi? le prince charmant, la p’tite souris, le père Noël? bref! On jette ce qu’il y a à jeter et qui n’est plus utile, adéquat ou qui est cassé. j’ai retrouvé une panière en osier cassée qui recevait mon sèche cheveux mais que je détériorais, en m’énervant, un peu plus chaque fois que je m’en saisissais. Pourquoi la garder puisque son utilisation m’agaçait systématiquement.

Je pense que, comme avec le feu, on ne m’y reprendra plus…. en tout cas pas de sitôt. D’abord parce que je vais continuer en avril mon désencombrement. J’ai également pris conscience, vraiment, vraiment, vraiment, que mon bien-être, mon kif, ce n’était certainement plus d’acquérir et m’encombrer.

C’est de vivre: profiter des gens que j’apprécie, savourer et m’accorder (toujours et encore) mes moments de solitude, coudre parce que créer / réaliser des choses avec un supplément d’âme çà fait du bien, lire parce que j’ai encore tant et tant à découvrir, donner parce que ce plaisir est plus grand que de recevoir et surtout apprendre.

 

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2 réflexions au sujet de « Ce que le minsgame challenge m’a appris »

  1. Ah je me retrouve bien dans ton analyse !
    Bravo pour ce 1er mins game !
    J’en ai fait 3 de suite l’année passée … c’est addictif et je ne me considere pas comme minimaliste non plus ! Juste envie d’une vie simplifiée

    Bonne semaine
    Samantha

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    1. Merci. Je crois que je vais devoir en faire au moins trois. J’avais suivi les tiens 😉
      Et comme tu dis c’est hyper addictif. Samedi, je suis partie coffre plein chez Emmaüs. Quel plaisir de s’alléger en espérant que cela profitera. Il me reste quand même à trouver une solution pour mes innombrables chutes de tissus qui résultent de mes projets couture. Bonne semaine à toi également.

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